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Se préparer

Préparer son premier 10 km en dix semaines

Dix kilomètres, c'est la distance que l'on choisit quand le 5 km ne suffit plus. Avec trois sorties par semaine et un peu de patience, la plupart des adultes en bonne santé y arrivent en deux mois et demi.

Information généraleCes pages s'adressent à des adultes sans problème de santé connu. Elles ne remplacent pas l'avis d'un médecin ou d'un éducateur sportif, en particulier après une longue pause ou en cas de douleur.

Avant de commencer

Le 10 km est la distance reine des courses sur route, et c'est souvent elle que proposent les courses solidaires à côté d'un 5 km plus accessible. On la boucle en général entre 50 minutes et 1 h 20 quand on débute. L'objectif de ce plan n'est pas un chrono : c'est de franchir la ligne en ayant couru à son rythme, sans s'être blessé en route.

Il suppose une base : être capable de marcher d'un bon pas pendant 45 minutes et de trottiner quelques minutes sans être à bout de souffle. Si ce n'est pas encore le cas, commencez par un format plus court ou allongez simplement les premières semaines. Après une longue pause, une blessure récente ou en cas de problème de santé connu, un rendez-vous chez votre médecin traitant avant de vous lancer reste le bon réflexe.

La régularité avant la vitesse

Le piège classique du débutant consiste à courir trop vite, trop tôt. Le souffle progresse en quelques semaines ; les tendons et les articulations, eux, demandent plus de temps. Mieux vaut donc trois sorties tranquilles qu'une seule sortie épuisante. Le bon repère est simple : on doit pouvoir parler en courant, par phrases courtes. Si ce n'est pas possible, on ralentit, quitte à marcher.

Les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé parlent de 150 à 300 minutes d'activité d'intensité modérée par semaine pour un adulte. Trois sorties de 40 minutes vous en rapprochent déjà, et c'est cette régularité, plus que l'intensité, qui fait progresser.

Coureur vu de dos dans un virage de piste d'athlétisme rouge
Sur une piste, les 400 mètres du tour aident à apprendre son allure sans regarder sa montre.

Le plan, semaine après semaine

Chaque semaine compte trois sorties : deux courtes et faciles, une plus longue le week-end. Entre deux sorties, gardez au moins un jour sans course.

SemainesSorties courtesSortie longue
S1 – S22 min de course, 1 min de marche, 30 min au totalMême formule, 35 min
S3 – S45 min de course, 1 min de marche, jusqu'à 40 min45 min en alternance
S5 – S7Course continue de 30 à 40 min6 à 7 km, en marchant si besoin
S8 – S940 min, dont quelques accélérations d'une minute8 à 9 km
S10Deux sorties de 25 min, très facilesLa course

Si une semaine se passe mal (fatigue, travail, météo), on la recommence plutôt que de forcer. Un plan qui glisse d'une semaine reste un bon plan, et il vaut mieux arriver au départ un peu juste que blessé.

Compléter sans surcharger

Courir trois fois par semaine suffit pour terminer un 10 km. Une petite séance de renforcement, une fois par semaine, aide pourtant beaucoup : des hanches et un tronc solides tiennent mieux la posture quand la fatigue arrive. Pas besoin de salle : le site Square & Poids de corps détaille par exemple une routine de gainage de vingt minutes sur un banc, facile à glisser après une sortie courte.

Le vélo, la natation ou la marche rapide peuvent remplacer une sortie courte quand les jambes sont lourdes. Ils entretiennent le souffle sans répéter les chocs de la course.

L'équipement, sans surenchère

Ni ceinture high-tech, ni gel, ni montre à capteurs ne sont nécessaires pour un premier 10 km. Les chaussures sont le seul achat qui compte vraiment ; rodez-les pendant le plan, jamais le jour de la course.

Le jour de la course

Rien de nouveau ce matin-là : ni chaussures, ni petit-déjeuner inhabituel. Arrivez tôt pour retirer votre dossard, épinglez-le devant, bien visible, et prenez dix minutes pour marcher puis trottiner avant le départ. Le Carnet de Foulées décrit très bien comment s'échauffer avant un 10 km, en dix à quinze minutes et sans étirements forcés. Placez-vous dans le dernier tiers du peloton et gardez votre allure d'entraînement les trois premiers kilomètres : l'euphorie du départ fait partir presque tout le monde trop vite.

Buvez aux ravitaillements, à petites gorgées, surtout par temps chaud. Si une douleur inhabituelle apparaît, ralentissez, marchez, et arrêtez-vous sans scrupule auprès d'un poste de secours : c'est précisément pour cela qu'il est là.

Mains en coupe sous un filet d'eau claire
Après la ligne : marcher, boire, manger quelque chose, avant même de chercher son temps.

Après la ligne

Marchez dix minutes, buvez, mangez quelque chose. Les jours suivants, quelques courbatures sont fréquentes ; une marche tranquille le lendemain aide à repartir, et la page consacrée au lendemain de course détaille les gestes simples des jours qui suivent.

Puis vient la question de la suite. Beaucoup de coureurs gardent le rythme de trois sorties par semaine, simplement pour le plaisir. D'autres prennent goût aux dossards et s'intéressent à ce qu'ils financent : avant le prochain, prenez le temps de lire le bilan de la course que vous venez de courir.